La Camargue (en occitan provençal: Camarga selon la norme classique ou Camargo selon la norme mistralienne) est l’espace marécageux formé par le delta du Rhône.

C’est un espace terrestre de 145.300 ha au sud de la France, situé géographiquement entre les deux bras principaux du delta du Rhône et de la mer Méditerranée. On peut l’étendre à l’Est jusqu’à la plaine de la Crau, à l’ouest jusqu’à Aigues-Mortes et au nord jusqu’à Beaucaire. Elle s’étend donc sur les départements des Bouches-du-Rhône et du Gard.

On distingue ainsi 3 parties :

* la Petite Camargue à l’ouest du Petit-Rhône,
* la Grande Camargue, entre les deux bras du Rhône,
* le Plan du Bourg, à l’est du Grand-Rhône.

En son centre se trouve l’étang du Vaccarès, la partie située le long de la mer est bordée d’étangs salés.
La Camargue se trouve essentiellement dans le territoire des communes d’Arles, qui est de ce fait la plus vaste commune de France métropolitaine, des Saintes-Maries-de-la-Mer et de Port Saint Louis du Rhône.

Cette région est composée de deux parties : le nord avec des terres agricoles et le sud composé de marais et de plans d’eau salée qui forment un écosystème particulier.
Cet écosystème présente une végétation principalement composée de salicornes et de plantes halophiles (c’est-à-dire des plantes qui supportent l’eau salée) comme la saladelle.
C’est également un domaine d’élevage de chevaux et de taureaux, de culture du riz et d’exploitation du sel (marais salant).

Cette faune et flore particulières ont entrainé la création d’une réserve naturelle nationale sur 13 117 hectares (1927) et d’un parc naturel régional sur 30 000 hectares (1970).
L’évaporation annuelle est plus importante que l’apport pluvieux, le fleuve apporte la différence évitant ainsi à la région d’être brûlée par le sel.

La Camargue est un site d’importance européenne et d’importance nationale majeure pour les oiseaux locaux, pour les migrateurs et particulièrement pour les hivernants puisqu’il s’agissait en 2000-2005 du premier site français en nombre d’hivernants accueullis chaque année (122 000 oiseaux, devant le bassin d’arcachon qui en accueille 105 000)

Parc naturel régional de Camargue
Le Parc naturel régional de Camargue a été créé en 1970.
Les manadiers veulent promouvoir le camarguais (cheval) mais aussi l’AOC Taureau de Camargue, fruit de la mise en valeur de deux races bovines la Camargue (race bovine) et la Brave.

Son avenir
Les côtes de Camargue subissent une transformation intense et contrastée, avec des zones d’érosion maritime autour des Saintes-Maries-de-la-mer et en face de Faraman, et des zones d’engraissement principalement vers l’embouchure du Grand Rhône, Beauduc et le phare de l’Espiguette (Grau-du-Roi). Il faut également ajouter que tout le delta avec ses basses terres commence à subir les effets du réchauffement climatique : remontée du sel liée à la hausse du niveau marin, etc.
La Camargue est aussi un enjeu pour de nombreux intérêts politiques et économiques relevant de multiples interlocuteurs : parc naturel régional de Camargue, ministères, promoteurs immobiliers, aménageurs du territoire, Salins du Midi, éleveurs, agriculteurs, chasseurs, professionnels du tourisme, organismes de protection contre le Rhône, municipalités d’Arles et des Saintes-Maries-de-la-Mer, pouvoir régional, etc.

Localités de Camargue ou proches de celle-ci
Aux portes de la Camargue et de la Petite Camargue

* Arles
* Grau-du-Roi
* Beaucaire « porte nord » de la Camargue
* Tarascon « porte nord » de la Camargue
* Nîmes
* Fourques
* Bellegarde
* Aimargues
* Saint-Laurent-d’Aigouze
* Aigues-Vives
* Saint-Gilles
* Gallician
* Franquevaux
* Le Cailar

En Camargue
La Camargue dans son sens le plus restrictif est comprise entre les deux bras du delta du Rhône

* Trinquetaille (quartier d’Arles)
* Les Saintes-Maries-de-la-Mer
* Salin-de-Giraud
* Port-Saint-Louis-du-Rhône

En Petite Camargue
La Petite Camargue correspond, à l’ouest du delta actuel, à une zone anciennement occupée par des bras disparus du Rhône qui arrosaient la côte Languedocienne, entre Beaucaire à la mer.
L’époque historique a gardé quelques traces de cette configuration, probablement avec un delta ayant déjà commencé son basculement vers l’Est (au cours du temps, les embouchures du Rhône se sont en effet déplacées d’Ouest en Est) :

* la Branche Espagnole évoquée par les auteurs latins
* et plus récemment au Moyen Âge, le bras qui passait sous Saint-Gilles avant de se perdre dans les étangs reliés à la mer du côté de la Grand-Motte actuelle ou de Maguelonne.

De nos jours, le Petit Rhône en voie d’atterrissement peut-être considéré comme un reliquat de cette branche historique, du moins dans son tracé supérieur d’Arles à Saint-Gilles.

* Aigues-Mortes
* Le Grau-du-Roi-Port-Camargue
* Saint-Gilles-du-Gard
* Gallician
* Saint-Laurent-d’Aigouze
* Vauvert
* Aimargues
* Le Cailar

Coordonnées géographiques :43° 34? 39? N 4° 33? 04? E

Bibliographie et références (liste non exhaustive)

* Il était une fois…l’île de Camargue, Dominique Balaÿ et Francis Balaÿ, illustrations Jean Cubaud, Livre Jeunesse (160 photos et documents), Editions des Falaises (2007)
* Camargue, Jean Proal, Denys Colomb de Daunant, Livre Illustré de 94 photographies, Editions Marguerat (1955)
* Crin-Blanc, Albert Lamorisse, Livre Jeunesse, Editions l’école des Loisirs (1953)
* Camargue et Gardians, Carle Naudot, Editions Parc Naturel régional de Camargue (1989)
* Le guide de la Camargue, Pierre Dupuy, Editions La Manufacture (Deuxième édition revue et actualisée) (1991)
* La Camargue, Michel Droit, Editions Arthaud (1961)
* Camargue, Plurielle et Singulière, Pierre Dupuy & Gérard Sioen, Editions Equinoxe (1994)
* Les randonnées nature de La Camargue, Michel Huet, Sioen, Editions Glénat (2000)
* Plantes des rizières de Camargue, de Pascal Marnotte, Alain Carrara, Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développment, Parc Naturel Régional de Camargue, Editions Quae, (2006) (voire ce livre sur Googlebook)

Sources de l’article : Wikipedia